Le minerai de fer de haute pureté du Québec : une ressource cruciale pour le virage vert de l’industrie sidérurgique
16 novembre 2026, 9 h à 12 h
Salle 307AB
Organisation : Serge Perreault (Ordre des géologues du Québec) et Sylvie Lévesque (Corem)
La région de Fermont-Labrador City abrite d’importantes ressources de minerai de fer de haute pureté, un intrant clé pour produire de l’acier décarboné. Ces minerais, moins riches en fer (28 à 33 %), que les gisements exploités en Australie et au Brésil (55 à 62 %), sont métamorphisés avec des grains grossiers qui permet de bien séparer les oxydes de fer du quartz. Un minerai d’environ 30 % de fer peut ainsi donner un concentré de plus de 67 % de Fe total. C’est le seuil qui définit le fer de haute pureté dans la liste des MCS du Québec.
Ce résultat dépend de la proportion de magnétite et d’hématite, de la taille des grains et de leur degré de libération. Les oxydes de fer du sud de la fosse du Labrador, notamment à Mont-Wright et au lac Bloom, contiennent en outre peu d’éléments délétères (aluminium, titane, phosphore). On en trouve peu dans la gangue comme dans la structure cristalline des oxydes, contrairement à certains minerais non métamorphiques. Ces atouts permettent aux producteurs d’obtenir une prime sur leurs ventes et de fabriquer des boulettes de qualité supérieure.
L’atelier portera sur l’origine et la typologie des formations de fer sédimentaires, sur leurs caractéristiques minéralogiques et sur les processus physico-chimiques qui ont formé les gisements de haute pureté du nord-est de la Province de Grenville. Il présentera les avantages et les limites de ces minerais, ainsi que le rôle essentiel de la minéralogie appliquée dans leur connaissance, leur exploitation et leur valorisation.