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Résumé:

Mémoire de recherche forestière n° 125 

La productivité de sapinières boréales de seconde venue protégées efficacement contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) a été modélisée à partir de données provenant de placettes semi-permanentes remesurées périodiquement depuis 1954 et des modèles de production de Sullivan et Clutter. Les équations de production obtenues permettent de prédire de façon précise l'évolution de la surface terrière totale et des volumes marchand et total. Ces équations sont applicables à des peuplements dont l'âge varie de 10 à 56 ans, dont la surface terrière totale est de 1 à 59 m2/ha et dont l'indice de qualité de station (IQS) est de 9,6 à 19,4 m (à 50 ans à hauteur de poitrine). Du point de vue statistique, les trois équations ont une erreur de prédiction et un coefficient de variation inférieurs à 10 % et un coefficient de détermination qui se situe autour de 0,85. Des équations similaires mais sans la variable IQS ont été calibrées, à partir du regroupement des phases écologiques en groupes écoforestiers, sur la base de leurs caractéristiques écologiques et de leur IQS moyen. Ces trois groupes écoforestiers sont : 1) les stations riches avec drainage oblique dont l'IQS est supérieur à 15 m, 2) les stations moyennes dont l'IQS est de 13,5 à 15 m et 3) les stations humides ou sur dépôts minces dont l'IQS est inférieur à 13,5 m. Les classes de qualité de station ainsi obtenues s'apparentent à celles définies à la Forêt Montmorency et mettent aussi en évidence la nécessité de reconnaître une classe de plus que celles proposées par Vézina et Linteau. Du point de vue écologique, la présence de drainage oblique et l'épaisseur du dépôt ressortent comme étant des éléments qui influencent fortement la croissance des arbres. Les équations calibrées pour chacun des groupes permettent de prédire l'évolution des caractéristiques dendrométriques avec une bonne précision. Les courbes tracées à partir de toutes ces équations peuvent être utilisées sur le terrain pour calculer la surface terrière totale et les volumes futurs à l'échelle du peuplement. De plus, les courbes des groupes écoforestiers peuvent être employées dans des peuplements pour lesquels il est difficile ou même impossible de déterminer l'IQS, comme c'est le cas dans de jeunes peuplements. Les résultats de cette étude remettent en question les âges de révolution présentement employés en période endémique qui sont généralement de 50 à 55 ans. Finalement, les résultats révèlent aussi qu'il serait avantageux de conserver les gaulis lors de la coupe puisqu'une densité initiale supérieure engendre, dans tous les peuplements observés, une diminution de l'âge de révolution et une plus grande production totale.

Secteur(s): 

Forêts

Catégorie(s): 

Mémoire de recherche forestière

Thème(s): 

Forêts, Recherche forestière, Sylviculture

Auteur(s) ministériel(s): 

Auteur(s):

TREMBLAY, Stéphane, Jean BÉGIN et Louis BÉLANGER

Année de publication:

1997

Format:

PDF

ISBN:

2-550-31167-1

ISSN:

1183-3912

Mot(s) clé(s):

sapinière boréale, productivité, seconde venue, caractéristique de station, sylviculture des forêts naturelles résineuses, mémoire de recherche forestière, sylviculture des forêts naturelles, sylviculture et rendement des forêts naturelles – peuplements résineux