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Résumé:

Paru dans The Forest Chronicle 75(6): 973-979

Cette étude compare l'efficacité de traitements de dégagement manuel ou chimique, effectués dans des plantations d'épinette noire situées dans le domaine de la sapinière à bouleau blanc, région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie intérieure au Québec. Trois stations expérimentales, caractérisées par une végétation de compétition dominée par le framboisier sauvage (Rubus idaeus), ont été retenues pour cette étude. Sur chaque station, un dispositif à blocs aléatoires comportant sept répétitions a été installé. Chaque bloc comporte quatre parcelles, chacune représentant un type de traitement : un dégagement manuel ; un dégagement manuel suivi d'un second après 2 ans; un dégagement chimique au moyen du Visionâ (Monsanto Canada); un témoin non dégagé. L'effet des traitements a été évalué sur la croissance de l'épinette mesurée 1, 2 et 5 ans après le traitement. Les plants d'épinette ont profité des traitements : après 5 ans, la croissance en diamètre est supérieure de 25,2 à 42,9 %, celle en hauteur est supérieure de 12,5 à 24,8 % et celle de l'indice de volume moyen est supérieur de 89,3 à 168,6 %, comparativement aux témoins. De plus, les profils de la croissance dans le temps des plants des parcelles dégagées et témoins ne sont pas parallèles : les plants des parcelles dégagées affichent un rythme de croissance supérieur à celui du témoin et l'écart s'accentue dans le temps. Pour les trois stations expérimentales, le dégagement chimique ne se distingue pas significativement du dégagement manuel, évalué après 5 ans sur les variables de croissance. Ce résultat est attribuable à une relativement faible reprise de la végétation après le traitement. Un second dégagement manuel a été réalisé mais pour l'une seulement des trois stations expérimentales et, dans ce cas, l'épinette a connu une croissance supérieure à celle qui suit un dégagement manuel simple. Le taux de survie n'est pas affecté significativement par l'une ou l'autre méthode de dégagement, à l'exception d'un cas attribuable à des dommages mécaniques survenus aux plants. Cette étude soutient l'hypothèse que pour des stations où la vigueur de la végétation de compétition est modérée, stations qu'on rencontre dans le domaine de la sapinière à bouleau blanc, un dégagement manuel est équivalent à un dégagement chimique en terme de croissance de l'épinette noire au cours des 5 premières années suivant le traitement.

Identifiant permanent (DOI):

Secteur(s): 

Forêts

Catégorie(s): 

Article scientifique

Thème(s): 

Forêts, Recherche forestière, Sylviculture

Auteur(s) ministériel(s): 

Auteur(s):

JOBIDON, Robert, François TROTTIER et Lise CHARETTE

Année de publication:

1999

Format:

PDF

Mot(s) clé(s):

conifère, Picea mariana, épinette noire, compétition, dégagement manuel, dégagement chimique, Rubus idaeus, framboisier sauvage, ronce du mont Ida, plantation, statistique, sylviculture et rendement des plantations