La pêche au Québec se pratique principalement sur les terres du domaine de l’État. Des modalités particulières de gestion de la faune s’appliquent à certaines parties de ce territoire. Cette section présente sommairement ces endroits ainsi que leurs particularités.
Par ailleurs, le saumon est particulièrement présent dans le couloir fluvial, y compris le Saguenay, le long de la côte maritime ainsi que dans les nombreuses rivières à saumon qui se jettent dans ces eaux. Dans les rivières à saumon, des conditions particulières s'appliquent, notamment les limites quotidiennes de prise, les périodes de pêche et les engins, qui peuvent varier d'une rivière à l'autre, et parfois d'un secteur à l'autre d'une même rivière.
Le Québec compte 115 rivières à saumon gérées par différents organismes. Une rivière à saumon peut être gérée par plusieurs organismes à la fois. Ainsi, certains secteurs de la rivière peuvent avoir le statut d'une zec, d'autres celui d'une réserve faunique ou d'un parc national, et d'autres encore celui d'une pourvoirie avec droits exclusifs. Certains secteurs peuvent être aussi des propriétés privées. En plus des conditions de pêche sportive énoncées précédemment, le pêcheur doit respecter les exigences relatives au territoire qu'il désire fréquenter. Ainsi, le nombre de pêcheurs peut être contingenté sur une partie de rivière comprise dans une réserve faunique, une pourvoirie, un parc national ou une zec. Pour les rivières à saumon ou secteurs de rivières à saumon qui ne sont ni gérés par un organisme ni situés dans une propriété privée, l'accès est libre. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au bureau régional visé.
Une aire faunique communautaire (AFC) est un plan d’eau public (lac ou rivière) qui fait l’objet d’un bail de droits exclusifs de pêche à des fins autres que de pourvoirie. Ces droits sont accordés à un organisme sans but lucratif qui est alors responsable du développement de la pêche dans les plans d’eau visés. Il en est ainsi pour les AFC du réservoir Baskatong (819 438-1177), du réservoir Gouin (819 523-5255), du lac Saint-Jean (1 888 866-2527) et du lac Saint-Pierre (819 228-1385).
Pour pêcher dans une AFC, on doit obtenir une autorisation de l'organisme. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à l'organisme responsable de l’AFC que vous désirez fréquenter ou consulter son site Internet :
Un étang de pêche est un plan d’eau d’au plus 20 hectares contenant exclusivement des poissons d’élevage, fermé de tous côtés de façon à garder le poisson captif, et utilisé pour la pêche. La pêche sans permis est autorisée dans un tel étang de pêche. De plus, il n’y a pas de limite de prise et la pêche y est permise à l’année. Toutefois, un propriétaire d’étang de pêche qui veut vendre à une personne les poissons qu’elle pêche dans son étang doit détenir un permis d’exploitation d’un étang de pêche du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
Pour pêcher dans les zones 17 et 22 à 24, il faut respecter la Loi sur les droits de chasse et de pêche dans les territoires de la Baie-James et du Nouveau-Québec. Ces territoires sont subdivisés en trois catégories. Pour pêcher dans les terres de catégories I ou II, il faut en obtenir l’autorisation et respecter les conditions imposées par les autorités cries, inuites ou naskapie concernées.
Toute personne qui désire pêcher le touladi dans la zone 23, durant la période comprise entre le 8 et le 30 septembre, doit utiliser les services d’un pourvoyeur actif sur ce territoire.
Dans les zones 17 et 22 à 24, seule la pêche au moyen d’une ligne ou d’une canne munie d’une ligne est permise. Il n’est donc pas permis d’utiliser l’arc, l’arbalète ou le harpon pour pêcher dans ces zones. De plus, dans les zones 22 à 24, certaines espèces de poissons sont réservées à l’usage exclusif des autochtones.
Pour pêcher dans les secteurs Eastmain et Weh Sees Indohoun de la zone 22, le titulaire d’un permis de pêche doit se procurer un droit d’accès (gratuit) et respecter les dates et endroits qui y sont mentionnés. Au terme de sa pêche quotidienne ou de son séjour, il doit faire rapport de sa pêche en indiquant ses captures quotidiennes. En l’absence de préposé, le titulaire doit remplir le formulaire disponible au poste d’accueil et le déposer à l’endroit indiqué à cette fin. Pour plus de renseignements, adressez-vous aux bureaux régional et locaux du Nord-du-Québec.
De plus, pour pêcher dans les rivières à saumon situées dans les terres de catégorie III de la zone 23, le titulaire d'un permis de pêche pour résident doit s'enregistrer au préalable par téléphone au numéro sans frais 1 866 237-2442. Le pêcheur doit fournir les informations suivantes :
En l'absence de préposé, ces informations peuvent être laissées sur le répondeur téléphonique. Au terme de son séjour, ce titulaire doit enregistrer par téléphone, au numéro sans frais 1 855 491 3780, les saumons pris et gardés. À cette fin, il doit fournir ses coordonnées (nom, prénom, numéro de téléphone) ainsi que les dates et endroits de ses captures.
Pour pêcher dans un parc national ou une réserve faunique, on doit généralement faire une réservation. Il faut également se procurer un droit d’accès ou une autorisation de pêcher, selon le cas, et respecter les dates, heures et endroits qui y sont mentionnés. De plus, au terme de l’activité ou du séjour, on doit faire rapport de sa pêche à l'endroit déterminé à cette fin en y indiquant ses captures quotidiennes. Pour porter des agrès de pêche dans ces territoires, on doit détenir un droit d’accès ou une autorisation de pêcher. Aussi, le pêcheur doit produire à l'état entier le saumon qu'il a capturé pour qu'il soit mesuré et enregistré.
Pour plus de renseignements
concernant les parcs nationaux et réserves fauniques gérés
par la SÉPAQ,
adressez-vous à cet organisme au
Vous pouvez obtenir de l’information concernant
la réserve faunique Duchénier au
Les pourvoiries sont des entreprises qui offrent aux pêcheurs de l’hébergement et divers services ou équipements. Certaines ont le droit exclusif de pêche sur des territoires déterminés. Dans quelques pourvoiries de certaines zones, la période de pêche et la limite de prise des salmonidés peuvent être différentes de celle de la zone. De plus, les limites de longueur du touladi peuvent ne pas s’appliquer dans tous les plans d’eau de ces territoires. Certains pourvoyeurs peuvent aussi avoir des droits exclusifs sur de petits lacs de moins de 20 ha afin d'y développer la pêche pour leur clientèle. Certaines pourvoiries offrent aussi des possibilités de pêche à l'année pour l'omble de fontaine ou la truite arc-en-ciel. Pour plus de renseignements, adressez-vous à la pourvoirie que vous désirez fréquenter ou visitez le site de la Fédération des pourvoiries du Québec à l'adresse www.fpq.com.
Note : Dans la région du Nord-du-Québec (zones 17 et 22 à 24), un régime particulier s’applique. À cet effet, consultez l'un des bureaux de cette région.
Dans un refuge faunique, les conditions d’utilisation des ressources sont fixées en vue de conserver l’habitat de la faune ou d’une espèce faunique. La pêche peut être soumise à certaines conditions d’accès et de circulation sur le territoire.
Dans le refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin, toute pêche est interdite durant la période du 20 juin au 20 juillet dans les secteurs B et C du refuge (zone 8).
Pour plus de renseignements sur ces territoires, adressez-vous au bureau visé du Ministère.
Les réserves écologiques sont des aires protégées vouées à la conservation, à l'éducation et à la recherche. La pêche est interdite dans ce type de territoire et l'accès y est généralement très limité. Pour en savoir davantage, consultez le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, ou visitez le site de ce ministère à l'adresse suivante : www.mddep.gouv.qc.ca/.
Avant d’accéder à une propriété privée, il faut obtenir la permission du propriétaire et se considérer comme son invité. Les règles de pêche s'appliquent à ces endroits. Certains propriétaires des régions du Bas-Saint-Laurent, de l'Estrie, de la Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de la Capitale-Nationale ont convenu d'une entente avec les autorités du Ministère aux fins de la gestion de la faune et de son accessibilité aux pêcheurs. Sur ces terres, le Ministère poursuit lui-même les personnes qui pêchent sans l’autorisation du propriétaire. Il en est de même lorsqu’il s’agit de pêcher sur un terrain visé par une entente conclue entre un propriétaire et une association ou un organisme dont la vocation est de favoriser l’accès des pêcheurs à des terrains privés et qui est reconnu à cet effet par le Ministère, aux fins de l’accessibilité de la faune. Pour plus de renseignements, adressez-vous au bureau régional visé.
Une zone d’exploitation contrôlée (zec) est un territoire de chasse et de pêche dont la gestion est déléguée à un organisme sans but lucratif auquel vous pouvez adhérer en devenant membre. Pour y pêcher, on doit s’enregistrer et respecter les dates, heures et endroits indiqués dans le document d’enregistrement. On doit porter sur soi ce document d’enregistrement et le présenter, sur demande, à un agent de protection de la faune, un assistant à la protection de la faune ou un gardien de territoire. On peut aussi poser ce document sur le tableau de bord du véhicule pour qu’il soit lisible de l’extérieur. Enfin, on doit remettre ce document lorsqu’on quitte le territoire et déclarer intégralement tous les poissons capturés. Pour plus de renseignements, adressez-vous à l’organisme gestionnaire de la zec que vous désirez fréquenter ou visitez le site de Zecs Québec à l'adresse www.zecquebec.com.