La Loi sur les mines et son règlement
comportent des dispositions qui obligent les entreprises
à restaurer les terrains touchés
par leurs activités. Ces exigences s'appliquent
aux travaux d'exploitation et d'exploration qui
nécessitent le déplacement d'une
quantité donnée de matériaux
ainsi qu'aux parcs à résidus miniers.
La loi oblige notamment les entreprises à
soumettre un plan de restauration et à
fournir une garantie financière.
Les travaux d'exploration
Les exigences s'appliquent aux titulaires de droits
miniers qui effectuent des travaux d'exploration avancés
sur des terres du domaine public ou privé. Elles visent plus
particulièrement :
- les travaux d'excavation qui entraînent le déplacement
de dépôts meubles d'un volume de 10 000 m³
et plus ou qui couvre une superficie de 10 000 m²
et plus;
- les travaux d'échantillonnage de substances minérales
de 500 tonnes métriques et plus;
- les travaux effectués sur des matériaux situés
dans des aires d'accumulation (en particulier les parcs à
résidus miniers);
- les travaux souterrains reliés à l'exploration,
tels que le fonçage de rampes, le dénoyage de puits
et le hissage de substances minérales;
- l'aménagement d'aires d'accumulation.
Les travaux d'exploitation
Toutes les entreprises qui font de l'exploitation
minière sur des terres publiques ou privées au Québec
sont soumises à la loi. Ces obligations valent pour toutes
les substances minérales, à l'exception du pétrole,
du gaz naturel, de la saumure et des substances minérales
de surface. Elles s'appliquent donc à :
- toute activité reliée à l'extraction du
minerai et notamment le soutirage et le transport du minerai,
le fonçage de puits, de galeries et de rampes, le concassage
et le maintien à sec;
- toute activité reliée au traitement du minerai
ou des résidus et notamment aux opérations de préparation,
d'enrichissement (en excluant l'affinage et le boulettage) et
de séparation des solides d'avec les liquides;
- tous travaux reliés à l'aménagement d'aires
d'accumulation;
- tous travaux effectués sur des résidus miniers.
Plan de restauration
Toute entreprise qui effectue
des activités minières assujetties
à la loi doit soumettre un plan de restauration
au Ministère. Après consultation
auprès du ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs, le Ministère
approuve le plan ainsi que son échéancier
de réalisation. Il peut, au besoin, réclamer
des recherches ou des études supplémentaires
avant d'approuver le plan.
Le plan de restauration doit être soumis
au Ministère avant le début des travaux visés
par les dispositions de la loi. Il doit notamment contenir les informations
suivantes :
- une description du site et des activités minières
réalisées ou à réaliser;
- une description des travaux de restauration prévus en
cours d'exploitation, lorsque les circonstances le permettent;
- une description des travaux de restauration et de réaménagement
prévus une fois l'activité minière terminée;
- un calendrier des étapes de réalisation;
- une évaluation du coût des travaux de restauration;
- une description de la garantie financière fournie pour
la restauration des aires d'accumulation.
Le plan de restauration doit être révisé
à tous les cinq ans. Le Ministère peut toutefois
fixer un délai de révision plus court dans certains
cas ou exiger une révision du plan, notamment lorsqu'il y
a eu un changement dans les activités minières, lorsqu'il
y a introduction de nouvelles technologies ou encore lorsque l'exploitant
souhaite modifier son plan de restauration. Le plan révisé
doit être soumis au Ministère pour approbation.
Pour en savoir plus sur ce que doit contenir le
plan de restauration, les personnes intéressées
peuvent consulter le Guide
de restauration des sites miniers au Québec.
Garantie financière
L'entreprise qui prévoit utiliser ou qui
utilise une aire d'accumulation doit fournir une garantie financière
au Ministère une fois que le plan de restauration a été
approuvé. Le montant de cette garantie doit correspondre
à 70 % des coûts estimés de la restauration
des aires d'accumulation. Le nombre de versements annuels est établi
en fonction du type d'activité (exploration ou exploitation)
et de la durée prévue de l'activité (maximum
15 ans). La garantie doit être fournie sous l'une ou l'autre
des formes suivantes :
- un chèque;
- des obligations émises ou garanties par les gouvernements
ou les municipalités;
- un certificat de dépôt;
- une lettre de crédit (Format PDF, 96 ko);
- un cautionnement ou une police de garantie émis en faveur
du gouvernement;
- une hypothèque immobilière consentie par un tiers;
- une fiducie.
Une entreprise qui possède
plusieurs propriétés visées
par ces mesures et pour lesquelles plusieurs versements
sont requis dans une même année peut
déposer une seule garantie financière.
Cette dernière devra couvrir le montant
total des garanties requises pour chacune des
propriétés.
L'excédent de cette garantie
est remboursé au rythme des travaux de
restauration réalisés. Elle peut
toutefois être remboursée en partie
ou augmentée à la suite d'une réévaluation
du coût des travaux. Le Ministère
peut également la rembourser s'il autorise
un tiers à assumer les obligations de restauration.
Par ailleurs, à la suite de la modification
apportée en 2003 à l'article 232.7 de la
Loi sur les mines, le Ministère peut exiger le versement
de la totalité de la garantie lorsque la situation financière
d'un exploitant se détériore ou s'il y a réduction
de la durée anticipée de ses activités minières.
Certification de libération
Lorsque les travaux de restauration
ont été réalisés conformément
au plan approuvé et que le site ne présente
plus aucun risque de drainage minier acide et
qu'il est sécurité, le Ministère
délivre un certificat qui atteste que l'entreprise
est libérée de ses obligations.
La même libération est accordée
si un tiers accepte d'assumer les obligations
de restauration.
Mesures rétroactives applicables aux
aires d'accumulation
Les dispositions de la loi permettent également
au Ministère d'intervenir lorsqu'un site minier abandonné
présente certains dangers quant aux aires d'accumulation
qui s'y trouvent. En effet, le Ministère pourra exiger, de
la personne ou de l'entreprise qui a produit des résidus
miniers avant le 9 mars 1995, qu'elle prépare un plan de
restauration du terrain affecté par les résidus miniers
et qu'elle exécute les travaux décrits dans le plan
selon les délais établis.
Reconnaissance des travaux de sécurisation
La Loi sur les mines oblige les détenteurs
de droits miniers à réaliser certains travaux statutaires
sur les sites qu'ils détiennent pour pouvoir conserver ces
droits. Les travaux de réaménagement et de restauration
des sites exécutés conformément au plan de
restauration sont reconnus comme des travaux statutaires pour le
renouvellement du titre.
Le gouvernement reconnaît
également les mesures de sécurisation
du site prescrites dans le règlement et
celles prises pour prévenir tout dommage
qui peut résulter de la cessation des activités.
Parmi ces mesures, nous retrouvons le remblayage
de tranchées, la pose d'une dalle de béton
sur un puits ou une cheminée et l'installation
d'une clôture autour d'un chantier ouvert.
| POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS |
Direction de la restauration des sites miniers 880, chemin Sainte-Foy, 3e étage Québec (Québec) G1S 4X4 Téléphone : 418 627-6292 Ligne sans frais : 1 800 363-7233 Télécopieur : 418 643-3803 Courriel : developpement.mineral@mrnf.gouv.qc.ca
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